Mieux comprendre

Galeries d’art et Banksy

Banksy est un artiste anonyme qui a beaucoup fait parler de lui dans le milieu de l’art. Et pour cause : c’est un artiste au talent indéniable, qui parvenait à évoluer en marge du système. Pas de vernissages, pas d’expositions dans le sens traditionnel du terme, pas d’interviews, pas de communiqués de presse ou d’articles dans les revues critiques d’art. Il publiait ses œuvres sur les murs de la ville – des graffitis opportunistes qui ont capté l’attention d’un grand nombre de personnes dans le monde de l’art et au-delà.

Banksy, en marge du système

Banksy a toujours évolué en marge du système. Cela signifie que les galeries d’art n’ont pas été son choix lorsqu’il a été question de faire la promotion de son œuvre artistique. Il a choisi d’en faire des graffitis qui sont rapidement devenus des symboles de la culture populaire. La conséquence immédiate est que l’artiste est devenu un véritable symbole. Et le fait que personne ne semble connaître sa véritable identité a permis de faire grandir le mystère et l’aura qu’on lui prête.

Mais cette volonté de se soustraire au système vient en partie du dédain que l’artiste entretient pour ce dernier. En effet, lorsqu’il évoquait les galeries d’art, Banksy disait de celles-ci que : « lorsque vous vous rendez dans une galerie d’art, vous êtes une touriste en face du cabinet à trophées de quelques millionnaires ». On comprend donc que pour Banksy, l’art devrait être une œuvre libre et dont le plus grand nombre devrait pouvoir profiter.

Un système tentaculaire

Bien que l’artiste ait souhaité faire son chemin loin des galeries, des maisons d’enchères et des musées, ses œuvres n’ont pas entièrement pu y échapper. En effet, il est déjà arrivé que des murs sur lesquels il ait posé ses graffitis aient été purement et simplement délocalisés par des maisons d’enchères. De même, certaines de ses œuvres vendues à des collectionneurs se sont retrouvées plus tard dans ces mêmes maisons d’enchères pour lesquelles il n’a que peu d’estime.

C’est ce qui explique l’opération phénoménale qu’il a menée lors de la vente aux enchères d’une de ses toiles les plus célèbres. La toile « Petite fille au ballon rouge » s’est ainsi autodétruite après avoir été vendue à plus d’un million d’euros.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *